vendredi 23 janvier 2009

Marketing de vieux concepts sur les nouvelles techologies

Régulièrement en voyant le succès de certaines applications minimalistes, je me dis : mais pourquoi n'y ai-je pas pensé le premier ? Cette fois, c'est en visualisant une application pour Iphone.

Mon téléphone des années 1990 ayant disparu, me voila en possession d'un Iphone. En dehors des déboires d'activation de la carte SIM, le produit est intéressant, surtout par le modèle de développement d'applications qu'Apple a choisi.

Jusqu'à ce jour, les développeurs étaient habitués à travailler pour des SSII ou des éditeurs de logiciels. La diversité des taches pour créer, commercialiser et maintenir un logiciel dépassant les capacités d'une seule personne, il existait un vide pour les informaticiens isolées ou les petites structures. Il manquait un ensemble de services facilitant la créativité, permettant au plus grand nombre de s'exprimer.

Le modèle devait surtout mettre en avant le développeur, lui offrir un cadre dans lequel :
  • Il n'avait pas à réaliser des taches trop loin de sa personnalité comme la partie commerciale,
  • Il ne passe pas la majorité de son temps à maintenir en activité son infrastructure (serveurs, réseaux, etc).
  • Il trouve des outils permettant de réaliser rapidement des logiciels de qualité.
Parmi les solutions qui voient le jour on note les infrastructures internet ou le développeur peut commencer à créer dans un cadre défini (SDK) et mettre en ligne son œuvre sans avoir à payer. Google engine est l'exemple type. Ensuite, si le produit monte en popularité, le développeur paye en fonction de l'activité de son application (infrastructure extensible) et se rémunère par exemple sur la publicité qu'il affiche dans les pages de son application.

Apple lui a choisi de mettre à disposition une plateforme ou le développeur utilise un cadre de développement (SDK), ouvre un compte pour une centaine de dollars et met son application à disposition des utilisateurs dans un magasin (Apple App Store).
Ensuite, vient la détermination du cout d'achat de ce logiciel. Le logiciel peut être gratuit dans quel cas, le développeur pourra insérer des publicités gérées par Apple. L'autre scénario est de faire payer le logiciel et alors le développeur doit réaliser la difficile évaluation marketing du montant de son œuvre. Il apparait qu'à ce jour une grande partie des milliers de logiciels disponibles pour l'Iphone ont plutôt un cout de 0,99 $, mais dans la majorité des cas, le développeur ne peut pas vivre de ces revenues.
Bien évidemment, il y a toujours l'exception qui tue la règle et voici un commerce usé sous tous ses formats. Si vous regardez ces vidéos, vous ne verrez peut être pas Marcel Pujol, mais ses fils qui vivent grâce à la maitrise de leurs muscles abdominaux et suphecter. Donc en toute logique, voici ci-dessous, la vidéo du logiciel IFart disponible sur Iphone Apple store qui a fait déjà plusieurs dizaines de milliers de dollars de revenue.



Je vous laisse découvrir le buzz que les développeurs essaient de créer avec un concourt de vidéo autour de ce logiciel.

Sources :
60 millions de consommateurs : Gros pépin chez Orange
Goolge App Engine : Run your web applications on Google's infrastructure.
Apple Iphone Dev : Centre de développement
Apple : The iPhone Developer Program
Arstechnica : iPhone dev: Cheap apps don't necessarily make a hit platform
Losingfight.: How to Price Your iPhone App out of Existence
Google Video : Petomane
Wikipedia : Joseph Pujol Petomane
Joelcomm : Billet du développeur
Ifartmobile : Site officiel du logiciel

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