Je n’ai jamais été un grand fan de David Bowie. Je l’avais rangé un peu trop vite dans la case “icône du passé”, sans vraiment regarder ce qu’il avait fait dans les années 1990 et 2000, ni la manière dont son dernier album annonçait sa propre disparition.
Ce documentaire m’a obligé à revoir ce jugement. Il montre à quel point Bowie appartient à une dimension presque intemporelle, toujours en mouvement, toujours en train de se réinventer plutôt que de se répéter.
J’y ai appris plusieurs choses:
– Qu’il était prêt à sacrifier son statut de popstar chaque fois qu’il
fallait casser le confort et repartir dans une nouvelle direction, même
au risque de se planter commercialement.
– Qu’il a abordé les années 1990, la scène électronique et la
drum’n’bass avec une vraie curiosité, comme quelqu’un qui veut
comprendre une époque et pas juste “coller” à une tendance.
– Qu’avec Blackstar, il a composé en connaissance de cause son propre
requiem, en restant jusqu’au bout dans une démarche de création, pas de
nostalgie.
Belle leçon pour moi, qui revendique essayer de suivre le temps… mais qui avais laissé de côté celui qui, lui, a toujours fait le temps.
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